Dharmalade


Don’t fuck around with my friendship!
Jeudi 14 août 2008, 10:17
Classé dans : Auberge | Mots-clefs: , , , , , , ,

J’étais assis sur la rampe du balcon devant l’auberge, fumant une cloppe, fixant l’horizon d’un air hagard…bah, je travaillais, quoi…lorsque M…, blonde, américaine et souvent saoule personne résidant ici avec une amie depuis déjà quelques jours, fit irruption dehors. Son sourire était aussi large que son décolleté quand elle me demanda si elle pouvait s’asseoir près de moi. Près est un euphémisme : elle s’est mise à cheval sur la rampe et s’est avancée autant qu’elle pu. Peu à mon aise, je tentai de reculer, mais la colonne ionique de droite m’en empêcha. Pendant que j’échafaudais un plan d’évasion, elle me dit que son amie était en beau fusil contre elle et que ce serait chic que l’on parte ensemble «quelque part». Je lui rétorquai que je ne pouvais pas, de un parce que je travaille, de deux parce que je ne peux plus bouger. Elle émit un rire confus quand tout à coup surgit l’amie en question (R…, je crois) qui semble furax contre moi aussi. Voici une traduction libre de l’engueulade qui suivit :

- Reviens dans la chambre tout de suite, salope ! Dit R…

- Pffff…Non! Dit M…

- Oh! Ok! T’aimes mieux fourrer un gars que tu connais depuis moins d’une semaine que de rester avec une amie qui t’endure depuis…huit ans!?

- Ha! Genre…Tellement.

- Ne le fait pas avec elle, c’est une salope. M’informe R…

- Ta gueule, bitch!

Ce n’est qu’à ce moment que je compris qui était «le gars»…Elles se querellaient ainsi à propos d’une situation complètement chimérique, faisant complètement abstraction d’éléments capitaux comme, disons…mon consentement. J’ignore si M… a abdiqué parce que je lui ai glissé au travers ses piaillements que j’étais pris ou bien parce que je riais plutôt fort…De toute façon, elles ont finalement titubé jusqu’à leur chambre en se traitant sporadiquement de «bitch» et «slut» dans le silence des corridors. J’adore ma job!


Un commentaire jusqu'à présent
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Ça c’est hilarant comme anecdote! J’ai particulièrement aimé le bout: “Elles se querellaient ainsi à propos d’une situation complètement chimérique, faisant complètement abstraction d’éléments capitaux comme, disons…mon consentement.” J’ai tellement ri!!!

Vraiment divertissant à ce que je vois, la vie d’aubergiste! ;)

Comment par Noisette Sociale




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