Classé dans : Totalement inutile | Mots-clefs: Amir Khadir, Chaussure, Lancer, Mercier, Soulier

Ça y est, je suis accro au lancer de chaussures. Contrairement à Laura Bush qui qualifie le geste d’agression, je dois dire que je le trouve, dans le pire des cas, espiègle, taquin, sinon bon-enfant. ‘’Hop! Mets-ça dans ta pipe, vilain croque-mitaine!’’ Il s’agit aussi d’un moyen accessible (donc forcément démocratique) de faire part de son mécontentement. Cependant, il est vrai que les dérapages sont à envisager devant l’ampleur que prend le phénomène et c’est pourquoi je propose que l’on s’impose certaines balises pour que l’activité demeure le sport candide qu’il est à l’état actuel. Par exemple, le poids socialement acceptable des dits souliers devrait être défini. Ainsi, puisqu’elles peuvent blesser plus que légèrement, je crois que les bottes sont à proscrire dans la majorité des cas, sauf bien sur si leur couleur est cocasse. Pour des raisons opposées, les pantoufles en phantex se prêtent mal à l’exercice dû à la faible vélocité qu’elles peuvent atteindre, faute d’être suffisamment lourdes. Il ne faut pas non plus oublier qu’elles peuvent contenir des charges d’électricité statique potentiellement mortelles pour la personne ciblée. Alors, pour une efficacité et un plaisir optimal, je plaide pour l’utilisation d’une chaussure légère, mais tout de même dotée d’une semelle (pour maximiser l’effet de rotation lors du lancer) et qui n’est pas trop dispendieuse, comme les imitations de Converse de Daoust ou encore, pour les traditionalistes, des babouches.
Blagues à part, je suis subjugué de savoir qu’un professeur de CÉGEP puisse demander une motion de blâme contre un député parce que ce dernier osa lancer une godasse sur une pancarte. Qu’ils vendent nos ressources à la criée aux corporations, pas de problème, mais s’ils font des pitreries dans une manifestation, alors là on a tout un scandale!

En réponse à l’indignation exagérée de cet enseignant de Sainte-Foy, voici une solution aussi exagérée pour ‘’punir’’ le geste d’Amir Khadir : tapissons Mercier d’un écriteau ‘’Danger! Souliers volants!’’
Rendons-nous enfin à l’évidence la plus élémentaire : certaines questions ne méritent pas de réponse, alors je refuse désormais de me creuser la cafetière pour leur en trouver une. Voilà…Hier, deux jeunes touristes exagérément sociables passèrent à la réception pour me dire toutes sortes de choses de l’ordre de ‘’Voyager, c’est le fun!’’ et ‘’Il pleut dehors’’. Jusque là tout va bien, on jase de tout et de rien dans la bonne humeur…Jusqu’à ce qu’ils me posent cette drôle de question : ‘’Quel est d’après toi le ratio de belles filles (hotties) qu’il y a dans l’auberge?’’…Puis je me mets à y penser, à jongler avec des chiffres, des visages, des noms, des cuisses…Mais qu’est-ce que je fais là? Me dis-je. C’est impossible de répondre à un truc pareil, alors je décidai de leur expliquer pourquoi, toujours dans la bonne humeur (bien sur, je paraphrase et j’en rajoute par souci d’enjolivement) : ‘’J’aimerais beaucoup te répondre, mais c’est impossible parce que je n’ai aucune donnée valide là-dessus. Pour en avoir, il faudrait d’abord rassembler un échantillon représentatif de filles qui séjournent ici en ce moment. Ensuite, comme la beauté est une notion absolument subjective, il faudrait donc idéalement rassembler un panel d’experts aux préférences variées qui reflètent celles du reste de la population. Aussi, il serait nécessaire de les outiller en créant une grille d’évaluation pour que les résultats soient crédibles…Si on répète ensuite l’expérience en double aveugle et si tout concorde, là seulement je pourrais te répondre, mais honnêtement, je trouve que c’est beaucoup de trouble pour pas grand-chose.’’ Oui, je suis capable d’être plate de même.
Classé dans : Auberge | Mots-clefs: Centre-ville, Longueuillois, Montréal, Police, Vol
Alors que je fumais une cloppe tranquillement sur le perron de l’auberge, je vis, au coin de René-Lévesque et Mackay, une bande de sept jeunes banlieusards saouls à faire honte qui hurlaient et titubaient au hasard des ilots de glace. Je n’en faisais pas trop de cas jusqu’à ce que je remarque qu’ils emmenaient des tas de trucs d’une voiture à une autre en gueulant de très subtils : ‘’AAAH! Un subwoofer gratuit! Hahaha!’’ et autres ‘’Ostie, check ça man! Veux-tu du lave-vitre?’’. S’ils n’avaient pas eu l’air de tels fieffés mangeux de marde, j’aurais peut-être fermé les yeux…spécialement s’ils avaient été moindrement fringués en pauvres, mais pas une miette! D’authentiques gosses de riches parvenus venus faire le trouble dans MA ville! Non, surtout que je présumais qu’il s’agissait de l’auto d’un touriste…C’est beaucoup de travail un char défoncé, on appelle la police, on réconforte le voyageur, on cause d’assurances…Non, j’ai composé 911 sur le champ en me disant que tout ce cirque serait bientôt terminé et que je pourrais ainsi retourner lire Proust. Pensez-vous…Je retourne sur le porche, fumant cloppe sur cloppe en attendant un char blanc sirèné qui ne vint jamais. Cinq des tapons sont partis dans une voiture pendant que les deux autres attendaient Nez Rouge en volant ce qu’il restait dans la voiture hatchback noire. Comment je sais tout ça? Parce qu’ils HURLAIENT tout ça sans la moindre gêne. Eh bien Nez Rouge arriva une demi-heure après que j’aie fait l’appel alors ils sont partis tout bonnement avec le stock volé dans la valise et des preuves flagrantes de leur méfait PARTOUT autours! La police ne vint jamais. Je rappelai donc au 911, leur disant que ce n’était plus la peine puisqu’ils étaient tous partis de toute façon. Non seulement l’opératrice semblait s’en calisser éperdument, elle ne semblait même pas vouloir des informations que je lui donnais. La morale de cette histoire : je ne rappellerai la police que lorsque je ferai face à des problèmes qui ne se règlent pas avec un wrench et une chaine à bécique.